bertrand d
France
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Kutuzov les avait prévenus d’éviter les excès de boisson. Mais, à force de se focaliser sur l’alcool, les excès de bonne chair de Büxhowden et Kienmayer leur ont rendu le réveil matinal très, très difficile. C’est pourtant sur eux que pèse la lourde tâche de lancer l’offensive contre l’aile droite française.
Profitant du brouillard matinal, l’Avant-Garde se présente devant Telnitz et ses ponts sur la Goldbach, la 1ère Colonne de Dokhturov se chargera de Sokolnitz et de son château. On leur promet l’appui de la 2nde Colonne de Langeron. Le reste des Austro-Russes tiendra une ligne de Krug au plateau du Pratzen. Ce plan met en branle toute l’armée coalisée au petit matin.
L’Empereur des Français adopte un plan tout aussi simple. Davout doit tenir, le IVème Corps de Soult est lancé plein sud sur le Pratzenberg pour cisailler toute attaque austro-russe sur la droite. L’armée s’échelonnera ensuite de Pratze à Krug en une masse de bataille: du sud au nord, Corps de Grenadiers, Garde, Réserve de Cavalerie, Ier Corps, Vème Corps.


Sur la Goldbach, Davout a mis ses forces en alerte. Le peu de troupes disponibles se montrent supérieures en qualité à leur adversaire. Davout dispose de la division Legrand détachée du 4e corps et la brigade de cavalerie de Margaron. Le 3ème Régiment d’Infanterie de Ligne se barricade dans le village de Telnitz. A huit reprises, ses bataillons repoussent à 1 contre 3 les chasseurs et l’infanterie légère de l’Avant-Garde autrichienne. Les bombardements préparatoires de l’artillerie à cheval n’arrivent qu’à égratigner les Français qui se paient le luxe de faire tourner leurs bataillons. Davout n’aura finalement qu’à distraire un peu de cavalerie pour éviter tout débordement par la droite. Dépité, les coalisés donnent l’ordre à Kienmayer de décrocher vers Sankt Anton dès 11 heures. L’Avant-Garde n’aura pas réussi à remplir une mission qui semblait facile.

A Sokolnitz, la lutte est plus acharnée. Davout dirige d’ailleurs tous ses renforts dans cette direction. A 7 heures, le premier assaut russe ne débouche ni sur le village, ni sur le château. A 1 contre 4, le 11e Chasseurs charge immédiatement la colonne d’infanterie lancée contre le château. Surpris, les Russes déroutent: la charge de flanc doublée fait passer le rapport de force à ½, la qualité et la baraka francese font le reste. Tout naturellement, les Russes de Dokhturov réagissent avec leur artillerie. Les chasseurs et les tirailleurs français prennent des pertes et doivent reculer, les assauts sur le village et le château sont renouvelés. Ils engendrent les premières déroutes françaises. Loin de s’inquiéter de rattraper les tirailleurs corses qui fuient vers l’arrière, Davout lance plusieurs contre-attaques sur le village de Sokolnitz avec des troupes fraîches (33e régiment de ligne). Si le village est repris après une lutte âpre de deux heures, un assaut pour reprendre le château tourne au massacre. Napoléon détournera un régiment du IVe corps pour reprendre ce point fortifié. Les Russes cèdent finalement Sokolnitz à la détermination de Davout. La cavalerie française culbute l’artillerie massée sur la rive de la Goldbach. Les troupes russes en déroute sont annihilées par des flanqueurs du IVe corps. La 1ère Colonne est démoralisée et entame sa retraite vers Sankt Anton. Ni Kienmayer, ni la seconde Colonne ne les auront soutenus dans leur effort.

En effet, cette dernière dans sa marche vers Sokolnitz est tombée sur le gros du IVe corps en route vers le Pratzenberg. Soult reçoit toute l’attention du haut commandement français et s’activera au maximum alors que le reste de l’armée française subira la léthargie des fins de tour rapides. Napoléon en personne viendra même relancer les assauts du IVe corps et rallier les fuyards. La Seconde Colonne russe est donc surprise dès neuf heures en plein mouvement et doit se mettre en ordre de bataille.

La masse même du IVème Corps permet à Soult de tenir un front continu de Pratze à la Goldbach qui s’abat sur les flancs de la seconde colonne dans un mouvement de faucille. Ses dragons assez nombreux lui permettent d’abord de se débarrasser de la cavalerie ennemie, puis de flanquer l’adversaire qui recule méthodiquement vers le Pratzenberg. Malheureusement pour eux, dès le début de ce combat, leur général Langeron est blessé et son drapeau capturé. Kutuzov doit intervenir personnellement pour rétablir les lignes. L’attaque sur le Pratzenberg est loin d’être aisée. Soult fait face à une artillerie russe puissante et l’infanterie nombreuse des 2nde et 3ème Colonnes. Les pertes s’accumulent dans les deux camps. L’avantage reste au IVe corps qui profite de sa manœuvre de flanc en recentrant ses troupes sur le Pratzenberg, Napoléon se permet même de distraire quelques régiments du IVème Corps vers Sankt Anton et le château de Sokolnitz. Il supervise lui-même la prise du sommet du Pratzenberg vers 11h et se trouve à ce moment-là à quelques centaines de mètres de Kutusov.


A Pratze, les grenadiers de Duroc ont pris le relais de Soult pour s’emparer et tenir le village. Face à l’artillerie russe de la 3ème Colonne, les grenadiers doivent s’y reprendre à deux fois, mais rien ne peut résister à ces unités d’élites, stoïques devant leurs pertes.

Ailleurs le front est resté dangereusement calme.
Le fougueux Murat est bien tenté par une grande charge sur la 4ème Colonne qui aligne désormais ses nombreux canons sur le plateau. La Garde lui assurerait un bon soutien. Mais ni la Garde russe, ni la cavalerie austro-hongroise n’ont encore été engagées. Au nord, Bagration, Bernadotte et le Ve Corps n’ont effectuées que des manœuvres d’opérette jusqu’à présent. Avec le brouillard qui s’est levé, les deux armées sont à portée de canon dans un face à face mortel. Qui lancera l’assaut ?


Notre partie du 2 décembre s’achèvera sur cette question. Il est 18 heures 30 à Paris.

Il n’est pas encore midi à Austerlitz.
Napoléon est satisfait des exploits du IIIème Corps. Davout lance immédiatement la poursuite des deux colonnes qui ont tenté de franchir la Goldbach et qui se voient maintenant tournées. Le IVe corps est bien parti dans la conquête du Pratzenberg. Soult a mis à mal la 2nde colonne et la 3ème colonne est déjà engagée dans les combats.
Ne vaut-il pas mieux laisser le centre russe décider comme sauver sa journée pendant que Soult, l’Empereur et Davoult gagne la bataille sur l’aile droite ? Il sera alors temps de porter le coup de grâce avec le corps de bataille principal. Napoléon prépare les manœuvres de l’après-midi, prêt à changer tous les ordres pour réagir aux mouvements adverses.

Un grand merci à Yetima/Thomas pour cette partie que l’Empereur des Français peut difficilement perdre, mais l’ampleur de l’exploit fera toute la différence en terme de victoire dans le jeu.
Au 13e Strat, la pression était bien sur les épaules de l’Empereur en cette date anniversaire de la bataille.
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